Du pouvoir de la traduction et de la complexité des langues

10 10 2016

Dans un entretien donné au Philosophie Magazine (no 14, novembre 2007), Barbara Cassin partait des mots «mind» (anglais), «Geist» (allemand) et «esprit» pour expliquer combien les choix de la traductrice ou du traducteur peuvent influer en bout de ligne sur l’interprétation qu’on fera d’une œuvre :

« Le fait d’avoir en langue anglaise mind et spirit peut conduire, par exemple, à traduire de deux manière différentes la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel. En fonction du choix de traduction, on peut soit faire de Hegel un ancêtre de la philosophie de l’esprit et du mental, soit un spiritualiste religieux. Aucune de ces deux interprétations n’est totalement fausse d’ailleurs, mais on voit bien le pouvoir de la traduction et la complexité différente de chaque langue. »


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