« Kessé » que vous voulez dire?

7 11 2010

Dans les actualités MSN, Émilie Dubreuil signe un article intitulé « De kessé qu’on va faire? ». Elle y annonce le « naufrage » du français au Québec. Les signes de danger sont nombreux selon elle : mots dénaturés, incapacité d’étudiantes et étudiants à faire les accords les plus simples, etc. Elle demande en fin de compte :

« […] sommes-nous lentement en train de sombrer dans la créolisation de nos mots et, inévitablement, dans le ramollissement de notre pensée? »

Tout aussi préoccupant est son choix de titre, de même que son français approximatif entrecoupé de sacres — en tant que journaliste, ne devrait-elle pas commencer par donner l’exemple? Après tout, elle n’est pas, elle, qu’un pauvre bougre ou une étudiante; elle est, soi-disant, une professionnelle de la communication. Voici deux belles bévues relevées dans son texte :

« […] un extrait du conseil municipal de Sorel-Tracy »

On peut avoir un extrait des débats ou d’un procès-verbal, mais pas un extrait du conseil lui-même!

« Ou notre langue s’est-elle embarquée sur le Titanic et fait naufrage, sans violons pour l’accompagner dans la mer froide de la confusion? »

Le syntagme « faire naufrage » ne se construit pas avec l’auxiliaire « être ». Mme Dubreuil aurait dû écrire « Ou notre langue s’est-elle embarquée sur le Titanic et a-t-elle fait naufrage […] ». De surcroît, elle pèche par excès de métaphores dans cette phrase…


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